Le Top 10 des artistes africains les plus bankables en 2013 selon FORBES Africa et Channel O…

Je ne cesse de le répéter, la musique urbaine en Afrique prend son envol de manière incroyable ces derniers temps. Avec une multitude d’artistes et des sous-genres (Djazzé, Afrohouse, Azonto, Afropop, Bongo Flava…) qui se multiplient, la compétition à l’intérieur de la région subsaharienne s’intensifie.

Les médias commencent de plus en plus à s’y intéresser. A l’instar d’un Hit-Parade des chansons africaines conçu par la chaîne TRACE Africa et la radio Africa N.1, et diffusé depuis aujourd’hui. Ou encore la chaîne MTV Base Africa et le journal people nigérian Nigerian Entertainment Today qui se sont associés pour fournir le 1er Top 10 de la musique locale au Nigéria, “Official Naija Top 10″ en début d’année 2013.

Dernière nouveauté: la chaîne musicale panafricaine numéro 1 aKa Channel O. (Afrique du Sud), a diffusé hier soir le top 10 des artistes africains urbains les plus bankables cette année.

Réalisé en partenariat avec l’édition africaine du magazine économique FORBES, ce classement est effectué d’après les critères suivants: valeur financière des contrats publicitaires, popularité, nombre de vues Youtube, investissements, récompenses reçues, apparitions dans les médias, présence sur les réseaux sociaux et cachets par show. Découvrez le top 10 plus bas:

  1. Akon (Sénégal/USA) – Auteur/Compositeur/Interprète, producteur, Fondateur de Konvict Music
  2. Don Jazzy (Nigéria) – Producteur. PDG de Mavin Records, ambassadeur de MTN Nigéria, Samsung Nigéria et Loyal Milk. A produit pour D’Banj, Kanye West, Beyoncé et Jay Z (sur l’album Watch The Throne), producteur de Tiwa Savage, la 1ère ambassadrice PEPSI en Afrique, entrepreneur dans le pétrole et l’industrie du divertissement (propriétaire de boîtes de nuit, snack-bar..)
  3. P-Square (Nigéria) – Chanteurs, producteurs (label SQUARE Records), sont apparus 2 fois dans les classements FORBES, ont investi dans plusieurs affaires surtout dans l’immobilier
  4. D’banj (Nigéria) – Artiste et producteur (DKM Records), signé chez SONY et G.O.O.D. Music, propriétaire de plusieurs entreprises/marques
  5. Wizkid (Nigéria) – Artiste et bientôt producteur sous son propre label (Starboy Records). Collaborations internationales, plusieurs récompenses (BET Awards, Channel O Awards, MTV Awards..), ambassadeur MTN, ambassadeur PEPSI le mieux payé d’Afrique
  6. 2Face Idibia (Nigéria) – Artiste. 10 millions de disques vendus (légalement) et 7 millions de ventes en digital, ambassadeur de Guinness, Haven homes, Airtel, collaborations internationales (Mary J. Blige, T-Pain…), à la tête d’une fondation.
  7. Anselmo Ralph (Angola) –  Artiste. Ambassadeur de Samsung Angola, Coca Cola Angola…, détient une marque de parfums et une ligne de prêt-à-porter, signé chez SONY
  8. Sarkodie (Ghana) -Rappeur. Ambassadeur de la jeunesse (nommé par le président), détient plusieurs entreprises dont sa ligne de vêtements “Sark Clothing”, ambassadeur de SAMSUNG Ghana et FAN Milk.
  9. Ice Prince (Nigéria) – Rappeur. Six millions de téléchargements légaux, propriétaires de 2 studios de musique au Nigéria, ambassadeur Plug’N'Player, récompenses internationales (BET Awards..), collaborations prisées (French Montana, Meek Mill…), a la tête d’une fondation.
  10. Banky W (Nigéria) – Artiste. Co-fondateur du label EME (sous lequel est signé Wizkid cf. numéro 5), ambassadeur SAMSUNG Nigéria, plusieurs récompenses (artiste R&B africain de l’année aux MTV Base Africa Awards, NEA Awards, Channel O Awards…).

Que dire de ce classement ? Plusieurs choses..

- AUCUNE femme dans ce top 10. Cela témoigne de l’hyper-domination des artistes masculins dans la musique contemporaine africaine..

- Le Nigéria domine, voire écrase tout le reste… mais on dénote la présence d’Anselmo Ralph de l’Angola. Ce qui confirme ce que je dis depuis sur la montée en puissance de ce pays en tant que foyer culturel africain, et cela va s’accentuer avec le temps (une fois qu’ils auront solutionné le problème de la barrière linguistique en anglicisant de plus en plus leur musique).

- MTN et Samsung sont très friands d’artistes urbains. Une information qui devrait donner des idées à certain(e)s.

- Et enfin… Pas d’artiste d’Afrique francophone. Dans la nouvelle génération, on aurait éventuellement pensé à DJ Arafat ou à Fally Ipupa, mais ces deux artistes restent encore un peu cloisonnés comparés à leurs collègues anglophones…et surtout, leurs divers investissements (ouverture de restaurants/bar, lancements de marques de vêtements..) ne font pas vraiment la une (s’ils en font). Quant à leurs contrats en tant qu’ambassadeurs de marques, on ne peut pas dire qu’ils en aient des masses (à ma connaissance). Dans les deux cas, on reste sur un schéma finalement assez classique, dans lequel la majorité de leur argent vient des tournées/concerts. Une aide d’un Branding Manager pour l’un d’entre eux en particulier ne serait vraiment pas un luxe, bien au contraire.

1 commentaire

  1. LOLA

    Ce classement n’est finalement pas si surprenant que ça quand on suit un peu l’évolution de l’entertainment à l’africaine. Le grand public sera surement surpris car hormis P-Square et D’Banj (à la limite Wizkid), la majeure partie de ces artistes ne passent pas en heavy rotation sur TRACE AFRICA. Beaucoup de gens pensent encore que passer à la TV est un signe de succès en soit…
    Je vois deja que la scene hip-hop camerounaise se développe en montant des projets aussi intéressant artistiquement que visuellement (ce qui a longtemps été le point faible en Afrique francophone) mais il y a encore du boulot.

    L’absence des francophones est légitime. Regardons simplement les 2 exemples que tu as cité. Certes Arafat est très populaire mais comment une marque peut-elle avoir envie de s’associer à un artiste dont les paroles des chansons sont soit inaudibles, incompréhensibles ou juste inexistantes? Sans ajouter les petits scandales de “quartier” dont il est souvent sujet…
    Fally Ipupa travail beaucoup son visuel certes mais il est un très mauvais communiquant. Ses interviews en français et en anglais sont justes impossibles à voir…
    Il a l’avantage de vendre un certain lifestyle à travers ses clips même s’il manque un peu de profondeur.

    Ma seule déception est l’absence de figure féminine. La plupart sont des newcomers et sont malheureusement présentées comme des versions cheap & africaines de certaines chanteuses américaines. Peut-être que se créer une réelle identité est déjà la clé…

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